
| Type | appareil de mesure musicale |
|---|---|
| Première demonstration | 1993, Puilboreau |
| Statut | prototype unique, non reproduit |
Boîtier Rareté
Le 14 mars 1993, dans une annexe de la salle où s'était tenu l'Atelier Vintime l'année précédente, un ingénieur du son nommé Robert Ancel a présenté le Boîtier Rareté devant une douzaine de personnes. L'appareil, de la taille d'un pupitre de lecture, comparait les tempos et les tonalités déjà utilisés dans une bande de travail à ceux qui restaient inemployés, et proposait pour la suite d'un morceau une valeur choisie pour s'éloigner le plus possible des précédentes. Ancel expliquait qu'il s'était lassé de "toujours retomber sur les mêmes mesures à quatre temps sans s'en rendre compte".
Le Boîtier Rareté reposait sur une série de douze diapasons montés en éventail, un par demi-ton, dont la fréquence exacte dépendait du poids de la lame. Avant la démonstration, ces diapasons avaient été pesés sur une balance à fléau appartenant au laboratoire, un modèle de marque Solex étalonné le 2 mars 1993 avec un jeu de masses certifiées de 5, 10 et 20 grammes. L'écart mesuré sur la masse de 10 grammes était de 0,03 gramme, jugé conforme à la tolérance admise de 0,05 gramme. Deux des douze diapasons dépassaient cette tolérance de peu, l'un de 0,04 gramme, l'autre de 0,06, ce qui plaçait ce dernier hors specification sans que la démonstration en soit interrompue. La prochaine vérification de la balance était fixée au 2 septembre 1993.
Personne dans la salle n'a demandé si l'appareil tenait compte du diapason légèrement faux. Ancel a fait jouer un enregistrement de sept minutes construit à partir des suggestions du boîtier, en fa dièse mineur, sur une mesure à cinq temps, tempo 63.