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Rapport
Compteur de vitrine
TypeRapport interne n° 17-99
Première intervention18 février 1997
StatutAppareil déposé le 26 avril 1999

Compteur de vitrine

Rapport, versement du 2026-09-01.
Pièce de fiction.

Le 18 février 1997, Hélène Fresnoy a posé deux pastilles de contrôle sur le capot du compteur Vistel C-12 installé dans la vitrine du dépôt-vente Duquesne, passage Delcourt à Roubaix. Les pastilles ont été numérotées HF-41 et HF-42, puis mesurées au pied à coulisse après vingt-quatre heures de fonctionnement. Leur déplacement respectif a été de 0,03 mm et 0,02 mm. Le capot n’avait donc pas été ouvert entre les deux visites.

L’intervention faisait suite aux courriers de quatre occupants du 16, passage Delcourt. Ils signalaient un claquement régulier après la fermeture du commerce, principalement entre 23 h 30 et 2 h. Le mur séparant le magasin de la cage d’escalier avait une épaisseur de 11,8 cm au droit du compteur. Le claquement était audible au premier étage lorsque la porte palière restait ouverte.

Le Vistel C-12 comptabilisait les entrées par rupture d’un faisceau placé à 86 cm du sol. Chaque passage ajoutait une unité au total mécanique visible depuis la rue. Le compteur était également relié au terminal de gestion du dépôt-vente. Celui-ci associait le total quotidien aux fiches des lots présents en vitrine. Les enregistrements portaient un identifiant de contenu à huit caractères et demeuraient liés à la fiche mère après la vente du lot.

1. Vérifications initiales

Le 19 février, le total affiché à 18 h 45 était de 38 612 passages. À 7 h 50 le lendemain, avant l’ouverture du rideau métallique, il était de 38 619. Aucun signe d’accès au commerce n’a été constaté. Les sept impulsions supplémentaires figuraient sur le terminal sous l’identifiant commun 7C14A620, avec des heures espacées de 47 minutes et 30 secondes.

Le dispositif de détection a été masqué par une plaque opaque. Deux impulsions ont encore été enregistrées pendant les quatre heures suivantes. Le relais du faisceau a donc été écarté lors de cette séance. La réserve formulée dans la note du 21 février concernait l’horloge interne du terminal, dont le retard atteignait 6 minutes et 18 secondes par rapport à l’horloge parlante.

Le technicien du fournisseur a attribué les impulsions au rappel périodique du total. Selon sa réponse du 3 mars, le rappel devait seulement relire la position des tambours. Il ne devait provoquer ni avance du chiffre des unités ni déclenchement de la sonnerie de contrôle. Il a demandé une mesure du jeu de l’ascensigne avant tout remplacement.

Hélène Fresnoy a repris cette mesure à cinq températures ambiantes comprises entre 12,40 °C et 18,75 °C. Le jeu relevé variait de 0,31 mm à 0,36 mm. La tolérance communiquée par le fournisseur était de 0,30 mm, sans indication de limite supérieure.

2. Protocole appliqué

Le protocole CF-12 a été établi le 6 mars 1997 et maintenu pour les contrôles ultérieurs. Les opérations étaient les suivantes :

1. relever le total visible avant coupure du faisceau ; 2. vérifier l’heure du terminal sur une période de 180 secondes ; 3. poser l’écran opaque à 2 mm de la cellule ; 4. fermer le rideau métallique jusqu’à sa butée basse ; 5. contrôler les pastilles du capot au centième de millimètre ; 6. mesurer la température à 10 cm du moteur ; 7. attendre deux cycles complets de 47 minutes et 30 secondes ; 8. noter chaque bruit perceptible depuis la cage d’escalier ; 9. comparer l’heure du bruit à celle de l’enregistrement informatique ; 10. faire avancer manuellement le compteur de neuf unités ; 11. contrôler le passage du dernier tambour par l’ascensigne ; 12. imprimer les enregistrements et sceller la sortie papier.

Ce protocole a été exécuté douze fois entre mars 1997 et janvier 1999. Quatre séances ont produit une impulsion nocturne. Trois autres ont produit le claquement sans modification du total. Lors de la séance du 14 novembre 1997, le total a diminué d’une unité avant de revenir à sa valeur initiale au cycle suivant. Le logiciel a conservé les deux états sous des identifiants différents.

Les mesures acoustiques ont été réalisées à 1,20 m du mur séparatif. Le niveau le plus élevé, relevé le 8 janvier 1998 à 0 h 17, a atteint 37,42 dB(A) pendant 0,18 seconde. Le niveau de fond était de 25,16 dB(A). Les mesures effectuées derrière la porte fermée de l’appartement 3 n’ont pas dépassé 28,07 dB(A).

Le remplacement de l’ascensigne, effectué le 26 février 1998, a supprimé le claquement pendant soixante et onze jours. Une nouvelle impulsion a été enregistrée le 9 mai à 1 h 12. Le fournisseur a alors proposé de débrancher la liaison avec le terminal. Le gérant s’y est opposé, car les fiches des meubles en vitrine auraient perdu leur total de fréquentation cumulé.

3. Correspondance et décision commerciale

Entre le premier contrôle et la fermeture du dépôt-vente, vingt-six courriers ont été échangés avec le fournisseur, le gérant et les occupants de l’immeuble. Hélène Fresnoy a répondu séparément à chaque lettre, y compris lorsque les quatre plaignants avaient utilisé un texte identique. Les annexes 8 à 11 donnent les heures de réception et d’expédition.

Le 12 avril 1999, le gérant a annoncé la cessation d’activité et demandé si le compteur pouvait être vendu avec le matériel du magasin. L’appareil a été débranché le 26 avril à 9 h 35. Son total définitif était de 44 087 passages. Après débranchement, aucun claquement n’a été relevé pendant les deux nuits de contrôle prévues au protocole.

Le compteur a été confié au dépôt-vente Lemaire, 42, rue du Moulin à Wattrelos. La notice jointe au lot a été rédigée sur le formulaire DV-6.

4. Notice de vente

Lot 214. Compteur de passages Vistel C-12. Provenance : dépôt-vente Duquesne, passage Delcourt, Roubaix. Mise en service déclarée le 4 septembre 1995. Déposé le 26 avril 1999. Une correction au crayon portée à droite de cette ligne indique : « Déposé le 28 avril, resté branché jusqu’au 30 ». Les deux dates demeurent lisibles.

Boîtier en tôle peinte beige, façade vitrée, six tambours noirs à chiffres blancs. Dimensions hors pattes : hauteur 18,64 cm, largeur 31,08 cm, profondeur 12,27 cm. Cordon d’alimentation de 184 cm. Masse : 3,720 kg. Total affiché : 44 087.

État de conservation : peinture écaillée sur 7 mm au coin inférieur gauche ; rayure horizontale de 42 mm sur le capot ; deux marques circulaires autour de la vis arrière droite ; vitre intacte, avec dépôt interne sur le bord supérieur ; troisième tambour légèrement décentré vers la gauche ; chiffre 8 du tambour des dizaines éclairci sur sa partie basse ; gaine du cordon aplatie sur 13 mm sans conducteur apparent ; patte de fixation droite infléchie de 1,6 mm ; pastilles HF-41 et HF-42 présentes, la seconde décollée sur environ un quart de sa circonférence. Relais audible lors de la mise sous tension. Avance manuelle possible. Liaison informatique non essayée.

Accessoires : cellule émettrice, cellule réceptrice, deux équerres, câble de liaison terminé par une prise à neuf broches, copie de la notice d’entretien. Estimation initiale : 180 F. Prix corrigé au crayon : 260 F. Aucun des deux montants n’est barré.

5. Clôture

L’appareil n’a reçu aucune offre pendant les deux mois de présentation. Le 2 juillet 1999, le dépôt-vente Lemaire a accepté sa conservation au titre du règlement des frais d’exposition, pour une valeur comptable de 180 F. Hélène Fresnoy a vérifié sur place le numéro frappé sous le boîtier, C12-09441, et l’a comparé au numéro relevé lors de la première intervention.

Le compteur Vistel C-12, numéro C12-09441, se trouve depuis le 2 juillet 1999 dans la réserve du dépôt-vente Lemaire, rayon B, tablette 4.

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