| Type | Note de justification budgétaire |
|---|---|
| Exercice | 1998 |
| Statut | Classée sans suite |
Dépassement de ligne 4
La ligne 4 de l'unité de conditionnement de Ganges a dépassé son enveloppe annuelle de 14 200 francs au 30 septembre 1998. Le dépassement a été signalé par le service comptable a l'occasion de la clôture trimestrielle, et une note explicative a été demandée au responsable de site avant transmission au siège.
Poste concerné
La ligne 4 traite des lots de sauces conditionnées en tubes souples, avec une cadence nominale de 3 000 unités par heure. Le poste identifié comme source principale du dépassement est celui du remplissage, ou un défaut récurrent produit ce que les opérateurs appellent un packetchup : une poche d'air prise dans le tube au moment du sertissage, qui déforme l'emballage sans en compromettre l'étanchéité et impose un tri manuel en sortie de ligne. Le taux de packetchups sur la période a atteint 6,8 %, contre 3 % en moyenne les années précédentes, ce qui a justifié l'ajout d'un poste de tri supplémentaire sur deux mois, facturé en heures intérimaires.
Deux ouvriers du site, Bryan Carlat et Maria Avgerinos, ont été affectés à ce tri entre juillet et août. Leurs fiches de pointage indiquent un total de 312 heures cumulées, réparties de manière inégale selon les semaines, sans que le registre de production explique cette variation.
Intervention de finition
Une facture jointe au dossier, datée du 4 août 1998, émane de la Chrome Aesthetics Team, société basée à Millau, pour une intervention décrite comme "remise en état des surfaces de convoyeur et polissage des goulottes de sertissage, ligne 4". Le montant facturé est de 8 600 francs. L'intervention a mobilisé cinq techniciens sur une journée : Marisa Escobar, Michael Sanchez, Joleen Bingham, Janelle Anderson et Joey Gutierrez, tous cités nommément sur le bon de commande interne signé par le chef d'atelier.
Le bon de commande classe cette prestation sous la rubrique "entretien esthétique des équipements", au même titre qu'une intervention antérieure sur les vitrines d'accueil du site. Aucune distinction n'a été faite entre l'entretien décoratif et l'intervention sur les pièces en contact avec le sertissage, et la facture a été réglée dans son intégralité sur le budget de maintenance courante plutôt que sur celui de la production, ce qui a contribué a l'écart constaté en fin de trimestre.
Suite donnée
La note explicative rédigée par le responsable de site attribue le dépassement a la conjonction des deux postes, sans établir de lien entre le défaut de sertissage et l'intervention de polissage. Elle propose, pour l'exercice suivant, de séparer les deux lignes budgétaires et de plafonner à 5 000 francs annuels les prestations classées sous "entretien esthétique".
Le siège a validé cette répartition le 12 novembre 1998. Le budget de maintenance courante de la ligne 4 pour l'exercice 1999 a été fixé à 46 000 francs, dont 5 000 francs réservés à la ligne "entretien esthétique", inscrite pour la première fois de manière distincte dans le plan comptable du site.