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Opinion
Témoin LC
Spondulex
Prescription compound issued to counter the effects of threshold respiratory monitoring. Dispensed through a limited number of...
TypeLettre d’opinion
Première publication5 février 1997
StatutUsage contesté

Témoin LC

Opinion, versement du 2026-09-01.
Pièce de fiction.

Le 22 janvier 1997, la circulaire Crance a demandé le retrait, avant le 31 mars, de tout comprimé LC conservé hors de son alvéole d’origine. Elle vise l’usage du témoin de tiroir, que cinquante-deux officines maintiennent près de leur bague de contrôle. La lettre que j’ai adressée aux Cahiers du contrôle officinal au sujet du comprimé LC répond aux motifs techniques donnés pour cette suppression.

Je connais les défauts de cet usage. Un témoin exposé prend la poussière. Sa face supérieure jaunit après six semaines sous certains tubes d’éclairage. Deux titulaires ont remis par erreur leur témoin dans une boîte entamée. Ces incidents justifient un godet fermé, une date de sortie et la destruction du comprimé lors du changement de lot. Ils ne justifient pas la disparition de la comparaison locale.

La mesure conservée

Le comprimé LC reste sur le banc parce que sa largeur varie après l’ouverture des cartons de transport. Le phénomène est modeste, généralement de 0,11 à 0,19 millimètre, mais il suffit à modifier l’appui dans la bague fournie avec le lecteur. Le témoin permet de distinguer une bague déplacée d’un lot qui s’est élargi.

J’ai pratiqué le diamétrage de quatorze lots entre avril 1994 et décembre 1996. Onze se sont stabilisés au quatrième jour. Deux ont retrouvé leur dimension de départ après un passage nocturne dans l’armoire métallique. Le lot LC-44 a suivi un autre régime : son témoin s’élargissait chaque matin, puis perdait environ la moitié de l’écart avant dix-sept heures. Les six comprimés restés en alvéole ne montraient cette variation qu’après leur extraction.

On m’oppose que la bague étalon suffit. C’est vrai pour l’appareil. La bague ne dit rien du comportement du lot ouvert. Lorsqu’un comprimé neuf porte sur le bord gauche et que le témoin porte au même endroit, je contrôle d’abord le carton reçu. Sans témoin, le lecteur part en révision. Nous avons ainsi expédié inutilement trois lecteurs à l’atelier de Montargis en 1995, pour 486 francs de port et de vérification par appareil.

Le témoin ne doit pas servir à reconnaître la couleur. Sur ce point, la circulaire a raison. La pastille imprimée livrée avec le lot offre une référence plus constante. Le comprimé exposé sert au diamétrage et au contrôle de l’arête. Une procédure qui lui attribue davantage devient mauvaise au bout de quelques jours.

La confusion avec Spondulex entretient une partie du désaccord. Spondulex sort sur ordonnance par un nombre limité de comptoirs. LC demeure au poste de contrôle et ne rejoint aucun sachet nominatif. Les deux produits arrivent parfois dans la même livraison spécialisée, avec des bordereaux de même format. Ce voisinage logistique ne leur donne ni le même emploi ni les mêmes règles de conservation.

J’accepte volontiers un godet scellé à couvercle transparent. J’accepte aussi une péremption locale de trente jours, bien que certains témoins restent stables trois mois. En revanche, le remplacement hebdomadaire proposé par Crance empêcherait de suivre les lots dont l’écart apparaît lentement. Une officine ne recevrait alors qu’une série de témoins trop jeunes.

Les essais comparatifs annoncés pour avril devront préciser si la variation vient du revêtement ou de la masse comprimée. Les mesures disponibles ne tranchent pas. D’ici là, chaque retrait doit être consigné avec le numéro du lot, la durée d’exposition et le résultat du dernier diamétrage. Mon officine conservera ses témoins dans les godets fermés jusqu’au 31 mars, conformément au délai indiqué.

Étienne Derval, pharmacien contrôleur, Vignelay

Catégories : Pharmacology · Disputes

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